ALFRED MACHIN

Réalisateur et scénariste français (1877-1929)

Après son service militaire en Algérie entre 1896 et 1900, Alfred Machin officie en tant que reporter photographe de presse pour le journal L’Illustration. Il est ensuite recruté par la puissante firme Pathé, qui le charge, dès 1907, d’aller réaliser des documentaires en Afrique. Ses films animaliers, tournés dans des situations à haut risque à proximité des fauves, constituent une performance plébiscitée par les médias internationaux.

À son retour en France, Alfred Machin s’établit à Nice, où il s’occupe de la section photographie de deux filiales de Pathé : La Comica, spécialisée dans la farce, et la Nizza, centrée sur le cinéma animalier. Charles Pathé l’envoie ensuite monter une agence cinématographique aux Pays-Bas. En 1912, il assure la direction artistique de Belge Cinéma Film, succursale de Pathé, dont il deviendra le principal réalisateur. Il en fera le fer de lance du groupe Pathé en mettant en scène des films à succès tels que La Fille de Delft (1914) et Maudite soit la guerre (1913), qui annonce le conflit. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, Alfred Machin travaille pour le compte du Service cinématographique des Armées, sous la direction duquel il capture les images de la guerre pour Pathé. Il tourne, entre autres, des scènes de la bataille de Verdun et participe à la réalisation des Cœurs du monde de D. W. Griffith. Après la guerre, le cinéaste crée à Nice Les Studios Machin. En 1927, il met en scène son chef-d’œuvre Le Manoir de la peur, un film fantastique noir aux influences expressionnistes. Deux ans plus tard, il réalise son dernier film Robinson Junior. Réalisateur fécond, Alfred Machin a signé une centaine de films.

Aurélien Dumont

Flots en fioles en flot (extrait)

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